Bonsoir et merci à toutes et tous pour votre présence ce soir.
Nous vous avons proposé ce temps de rencontre pour vous annoncer que nous proposerons une liste de candidats aux prochaines élections municipales qui se tiendront dans 6 mois à peine, le dimanche 15 mars 2026.
Alors une liste, c’est forcément un collectif, et vous avez déjà ce soir devant vous 3 de ses représentants, rassemblés sous la bannière « Lisle en Commun ».
J’ai le plaisir d’être accompagnée de Claire BATAILLER et Emmanuel BENOIT MARQUIE que vous allez découvrir, mais comme j’ai été pressentie pour être « tête de liste », je vais commencer par me présenter.
Delphine Lefranc
Je suis Delphine LEFRANC, et je ne suis pas née lisloise ! La réalité, c’est que je suis tombée amoureuse de ce village il y a 25 ans en traversant le pont qui enjambe le Tarn.
Mon parcours témoigne de mon profond attachement à notre bastide, parce qu’en choisissant Lisle sur Tarn, j’ai non seulement trouvé un cadre de vie agréable, mais j’ai aussi saisi l’opportunité de m’engager pleinement dans le vie locale. J’ai œuvré pendant 7 ans au sein de l’Amicale des parents d’élèves de l’école publique, en tant que trésorière puis Présidente, et en 2008, j’ai choisi de m’impliquer d’une autre manière avec une première expérience d’élue, et j’ai été adjointe aux finances de la commune de Lisle pendant un mandat.
Aujourd’hui avec moi dans cette liste, il y a des lislois de toujours et des lislois plus récents, des jeunes et des moins jeunes, certains qui habitent le centre, d’autres les hameaux… Vous verrez que dans cette diversité, nous partageons tous et toutes une volonté commune, que Lisle sur Tarn reste un centre de vie où l’on se dit bonjour !
Lisle-sur-Tarn
Notre bastide, la plus ancienne du sud-ouest, est riche d’un précieux patrimoine : sa place aux couverts, ses colombages et ses pountets magnifiques, ses bâtiments de caractère, un vignoble et une forêt… Des éléments remarquables et bien visibles mais fragiles, que nous souhaitons entretenir et préserver.
Lisle se caractérise aussi par un tissu associatif dynamique, des repas de quartier, des propositions culturelles variées, un marché rayonnant.. autant de lieux pour nous rencontrer et découvrir l’identité lisloise. Ce patrimoine collectif immatériel est lui aussi précieux, nous tenons à le développer et à le transmettre.
Le travail de l’élue
Se porter candidate, c’est aborder avec une grande responsabilité les défis qui nous attendent :
- Les différents enjeux économiques et sociaux tels que le mal-logement, les violences faites aux femmes, la hausse du coût de l’énergie et du coût de la vie en général… autant de difficultés qui créent un climat de mécontentement et affectent la confiance envers les institutions
- Nous seront confrontés à l’impact de la crise climatique sur nos territoires, qui nous préoccupent tous de plus en plus et affectent particulièrement nos agriculteurs et nos viticulteurs,
- Nous devront lutter contre la perte de repères, la montée des incivilités, et la question de l’accroissement de la population qui ne doit pas faire de notre village une commune dortoir
Face à ces urgences écologiques, sociales et démocratiques, nous avons une ambition claire pour les prochaines élections municipales : offrir le choix aux lisloises et aux lislois d’un projet rigoureux et enthousiasmant, qui allie vision et méthode, permettant à chacun et chacune de vivre dignement à Lisle, pour contribuer à un avenir commun.
Alors maintenant que je vous ai parlé de moi, de nous, de nos valeurs, je laisse la parole à Emmanuel qui va vous expliquer comment nous comptons agir si vous nous accordez votre confiance au prochain scrutin.
Emmanuel Benoit-Marquié
Je m’appelle Emmanuel Benoit-Marquié. Depuis cinq ans, je vis à Saurs, dans une vieille ferme en terre crue au milieu des vignes.
Si je prends la parole aujourd’hui, c’est parce que je crois profondément qu’il est temps de changer notre manière de faire de la politique locale.
Une démarche participative et constructive
Pour la plupart d’entre nous, voter pour les municipales se résume à donner son avis uniquement une fois, tous les 6 ans puis attendre ; Attendre que des projets tombent, parfois bons (rénovation piscine), parfois mauvais (usine à bitume), mais presque toujours déjà décidés.
On sait très bien que nous n’avons pas vraiment l’occasion de nous faire entendre.
Nous, nous pensons que cela peut changer. Nous pensons que cela doit changer.
Parce qu’au fond, nous avons tous et toutes les mêmes envies pour Lisle : un cadre de vie agréable, des services qui fonctionnent, un avenir inspirant pour nos enfants. Ce qui nous différencie, ce ne sont pas les objectifs, ce sont les chemins pour y parvenir. Et c’est là que le débat doit s’ouvrir.
Notre démarche participative repose sur trois valeurs simples : écouter, expliquer, construire ensemble.
Ce n’est pas une idée farfelue, c’est une pratique qui s’installe partout en France, y compris dans le Tarn. À Gaillac, à Rabastens, à Montans, Couffouleux, des listes participatives montrent qu’il est possible de redonner la parole aux habitants habitantes.
Pourquoi pas à ici, à Lisle ?
Alors concrètement, que proposons-nous ?
Méthodologie
D’abord, créer des groupes de travail en amont des grands projets. Réunir des habitants, commerçants, des associations pour croiser l’expérience d’usage avec l’expertise technique. C’est ainsi que l’on construit des projets solides, utiles, adaptés aux besoins réels.
Si la responsabilité de la décision finale revient toujours aux élus, il n’empêche qu’un projet collectivement enrichi par les citoyens sera toujours plus pertinent qu’un projet imposé.
Ensuite, instaurer des rendez-vous réguliers avec la population. Pas seulement des réunions d’information descendantes, mais de véritables réunions d’échanges, où l’on rend compte des décisions et où l’on explique les choix faits, y compris à l’échelle de l’agglomération.
Et comme Lisle ne se résume pas à la place du village, que notre bastide s’étend du Tarn aux coteaux et à la forêt, nous proposerons de tenir, un conseil municipal excentré, pourquoi pas à l’école de Lapeyrière une fois le bâtiment restauré ?
En résumé, notre ambition est claire :
- Informer.
- Faire participer.
- Nous mettre à la portée de tout le monde
C’est cela que propose Lisle en Commun : une nouvelle manière de faire de la politique locale, plus proche, plus ouverte, plus démocratique.
Alors je vous le dis simplement : ensemble, faisons de Lisle une commune qui écoute, qui débat et qui construit avec ses habitants et ses habitantes.
Je vous propose maintenant d’écouter Claire qui va vous expliquer au-delà des méthodes, les grandes lignes que nous défendons et qui vont définir la trajectoire de notre programme.
Claire
Bonjour, Je m’appelle Claire Batailler et je fais donc partie du trio qui a été désigné dans notre collectif pour conduire cette liste.
Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, en quelques mots, je peux dire que j’ai le goût de l’organisation collective. Je fais attention à ce que dans un groupe chaque personne trouve sa place et prenne part au travail commun.
Et justement, j’aimerais vous parler du travail qui nous attend.
Vision Passé Présent Futur – Planification
La première chose, c’est vous dire que l’on croit qu’il est fortement nécessaire de parvenir à relier le passé, le présent et le futur. Comme dans une famille, les nouvelles générations amènent de nouvelles questions et de nouvelles propositions. Si nous arrivons à nous appuyer sur les personnes qui, parmi vous et dans la ville, portent la mémoire et la culture lisloise, nous pouvons travailler ensemble pour répondre à ces questions d’une manière adaptée.
Vision en 3D
Si on se projette disons dans 10 ans. La ville aura peut-être atteint les 6000 habitants. Comment va-t-on s’organiser pour qu’elle ait gardé ce qui fait son âme : son patrimoine, sa vitalité, son esprit de solidarité et de bien-vivre ?
Ce soir, nous avions envie de vous présenter une feuille de route en 3D.
Parce qu’il nous faut une vision qui ait de la profondeur 🙂
On vous propose 3 axes de réflexion : la question du Dynamisme, de la Dignité et de la Durabilité. Je vais prendre un petit temps pour brosser le tableau de chacun de ses axes.
Dynamisme
Le Dynamisme, c’est la capacité à être en action, à rebondir, à évoluer.
Celles et ceux qui font le dynamisme de notre commune, ce sont d’abord celles et ceux qui s’engagent et travaillent, dans les associations, dans les commerces ou les activités agricoles et viticoles.
Je pense à l’exemple inspirant du hameau des Barrières : c’est toujours particulier d’être à la frontière de plusieurs communes. Ce groupe d’habitant·es s’est motivé pour récréer un marché + activités.
Notre ville doit être en capacité de faciliter et de soutenir les initiatives des personnes qui amènent de la vie, du lien, des services et des propositions culturelles. Cela passe par la question des lieux de rencontre, de fête, de création.
Cela passe aussi par la question de la mobilité. Comment faciliter le trajet entre les différents services, entre le collège et l’aire de jeux, entre la maison de santé et la pharmacie, entre les hameaux et le centre ? Comment faire cohabiter les piétons, les poussettes, les fauteuils, les vélos et les voitures ? La mobilité c’est vraiment un sujet où il est important de faire participer des personnes qui ont des moyens de transports différents, qui ont une connaissance du terrain et aussi des experts qui ont des retours d’expérience sur ce qui fonctionne ou pas. Si l’objectif est de créer des zones de déplacements sécurisées pour nos enfants, un panneau Ralentir n’est pas suffisant.
Je termine cette question du dynamisme en parlant de la jeunesse. C’est quand même souvent eux qui nous poussent à évoluer sur certains sujets, et c’est eux et elles qu’on voudrait voir rester et s’épanouir ici. Encore une fois, la question de l’implication dans les projets qui leur sont destinés nous paraît fondamentale. Il y a une plaine des sports en construction : comment pouvons-nous les y associer ? Cela a été démontré : les gens sont + attentifs à prendre soin de ce qu’ils ont participé à construire. Tout le monde y gagne.
Dignité
Je voudrais maintenant aborder la question de la dignité.
Une ville à la hauteur, c’est une ville qui ne laisse tomber personne. Notre dignité se mesure à notre capacité de soutenir et d’accompagner ceux qui en ont besoin. Notre conviction, c’est que répondre aux besoins des plus fragiles est bénéfique pour l’ensemble de la population.
Quelques exemples :
Si au niveau de la mairie ou de la communauté d’agglomération, on met sur pied un grand plan de rénovation thermique des logements : les factures baissent pour tout le monde.
Dans une commune rurale comme la nôtre, je pense aux professions agricoles, qui se retrouvent parfois dans des situations économiques inadmissibles, et qui se mobilisaient encore jeudi dernier, contre des lois internationales qui les empêchent de gagner leur vie dignement. Une des réponses locales, c’est de réfléchir à rendre viables les circuits courts, se battre pour des débouchés de restauration collective. Tout le monde gagne à avoir accès à des produits locaux de qualité. Les personnes qui nous nourrissent, qui nous soignent, qui prennent soin de nous, doivent pouvoir vivre correctement.
Nous devons être à l’écoute de celles et ceux qui galèrent au quotidien, pour se loger convenablement, pour payer les factures, pour se sortir d’une situation de violence, pour prendre soin de leurs enfants ou avoir accès à des soins. Nous devons aller les chercher, car souvent leur situation les isole, géographiquement ou socialement. Organiser la solidarité, c’est d’abord rendre accessible toutes les aides et dispositifs qui existent déjà, par exemple en organisant des sessions d’information par des professionnel·les sur les droits du quotidien. C’est assurer une présence humaine, des lieux où on peut venir parler de sa situation, poser des questions et demander du soutien. Les réponses seront collectives.
Durabilité
Je termine ma présentation par la question de la durabilité. Nous avons la responsabilité d’anticiper le futur.
Vous avez peut-être vu sur les panneaux lumineux de la ville « Enquête publique sur le ScOT ». Pas sûre que ça ait parlé à beaucoup d’entre vous et pourtant…. Le SCoT c’est un document d’aménagement du territoire très important, qui essaie de prévoir où on sera dans 20 ans, et qui va donner les règles de ce qu’on a le droit ou l’obligation de faire : combien de logement construire, avec quelle densité, quels hectares pourront être dédiés aux activités économiques ou aux espaces naturels. Penser durabilité maintenant, c’est réfléchir à comment on va passer les semaines à 40°C, comment on va se prémunir des incendies ou des inondations, comment on va éviter les immeubles qui s’effondrent comme à Rabastens…
Penser long terme, c’est gagner en qualité de vie dès aujourd’hui.
Il faut prendre au sérieux les informations concernant le changement climatique et penser une trajectoire d’adaptation de nos constructions, de notre gestion de l’eau, de notre modèle alimentaire… Encore une fois, il ne s’agit pas de décider seuls dans notre coin : c’est parce que nous serons nombreux et nombreuses à nous impliquer dans cette réflexion que nous aurons envie d’y contribuer.
Il y a des exemples inspirants dans de nombreuses communes de France sur lesquels nous pouvons nous appuyer.
Voilà un aperçu de ce nouveau souffle que nous voulons apporter à la ville. Cette boussole du Dynamisme, de la Dignité et de la Durabilité, nous allons l’amener avec nous à l’agglomération.
C’est un échelon essentiel aujourd’hui. Lisle-sur-Tarn est un acteur majeur de l’agglomération et doit le rester. Nous œuvrerons à être force de rassemblement autour de cette vision comme de la démocratisation de cette instance.
Je vais laisser le mot de la fin à Delphine, et j’irais, avec d’autres membres du collectif à la table « Je m’implique » pour vous proposer de joindre nos efforts.