Une commune qui prend soin de toutes et tous, encourage la solidarité entre les générations, qui facilite l’accès au logement et à la santé.
- 1 – Le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) doit se développer et devenir un lieu ressource.
- 2 – Animer et développer le dispositif de « l’heure partagée»
- 3 – Soutenir le bien vieillir chez soi
- 4 – Logement, dépenses énergétiques et accès à l’eau
- 5 – École, enfance et parentalité
- 6 – Plan « Abords d’Écoles : Sécurité, Mobilité et Convivialité »
- 7 – Tranquillité publique : Mettre en place une cellule de prévention et de médiation
- 8 – Droits des femmes
1 – Le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) doit se développer et devenir un lieu ressource
Avoir un Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) est une obligation légale.
C’est une bonne chose car beaucoup de personnes ont des difficultés pour les démarches administratives, quel que soit leur âge. Et souvent, elles ne savent pas à qui en parler.
Actuellement, le budget du CCAS de la commune est de 13000 euros soit 2,60 euros par habitant.
Pour nous, l’action sociale est réduite depuis des années à son minimum.
Accéder à ses droits ne devrait jamais être un parcours compliqué. Nous voulons une commune qui accompagne, informe et facilite les démarches du quotidien.
Pour renforcer le rôle et l’action du CCAS, nous allons :
L’équipe a à cœur de mettre en place un accueil physique dédié (à court terme en mairie puis dans un lieu avec d’autres services) assurant la confidentialité des personnes accueillies.
Il faut un endroit qui soit bien repéré et dont on ose facilement pousser la porte car on est sûr de recevoir un accueil chaleureux et respectueux.
L’équipe veut mettre en place des partenariats :
- pour mieux connaître les besoins des personnes en se mettant en lien avec les institutions telles que l’école, le corps médical, les services d’aide à domicile…
- pour proposer des permanences à Lisle grâce aux associations et aux partenaires : mission locale, MSA, CAF, CPAM…
Nous soutenons les associations caritatives et souhaitons leur donner des moyens pour agir. Nous favoriserons également la création d’une épicerie sociale et solidaire.
Il faut un point d’entrée simple et unique pour toute demande et être accompagné jusqu’au bout !
Il faut également des permanences délocalisées dans les hameaux.
2 – Animer et développer le dispositif de « l’heure partagée»
Nous soutiendrons et développerons le dispositif de « l’heure partagée », qui propose à chaque volontaire de consacrer au moins une heure par mois à une action utile pour la commune et ses habitants.
Nous voulons encourager une culture de la solidarité simple, concrète et accessible à tous.
Le rôle de la municipalité sera de coordonner la mise en lien entre les besoins de la commune, les structures qui peuvent y répondre et les volontaires qui peuvent donner de leur temps.
Nous pensons que ce n’est pas l’envie de contribuer qui manque : c’est la structuration d’une porte d’entrée simple et chaleureuse et d’outils de communication et de coordination efficaces.
Nous proposerons à toutes les lisloises et lislois volontaires de s’inscrire dans ce dispositif en précisant leurs envies et leurs disponibilités.
Nous leur proposerons différents types d’actions :
Nous leur proposerons différents types d’actions :
- participer à une action de rénovation ou de préservation du patrimoine ;
- apporter un soutien ponctuel à une personne isolée, accompagner à un rendez-vous, rendre un petit service du quotidien… notamment grâce à l’appui du CCAS ;
- soutenir l’organisation d’un événement sportif ou associatif ;
- aider à l’amélioration de la mobilité dans Lisle en prenant un créneau de « navette citoyenne ».
Nous encouragerons également les jeunes à participer, afin de créer un esprit d’engagement dès le plus jeune âge.
Nous aiderons les associations à accueillir les volontaires de l’heure partagée.
Un temps annuel de célébration et de remerciement des bénévoles et des associations.
L’objectif est de structurer un réseau d’entraide couvrant l’ensemble du territoire, du bourg aux hameaux.
Cette heure civique permettra :
- de rompre l’isolement ;
- de créer du lien entre générations ;
- d’identifier plus rapidement les situations de fragilité ;
- et de renforcer la vigilance collective en cas de besoin ou d’urgence.
Notre engagement :
faire vivre une solidarité de proximité, simple, concrète et accessible à chacun.
3 – Soutenir le bien vieillir chez soi
La dignité n’a pas d’âge. Elle ne se négocie pas. Elle se garantit.
Dans notre village, chacun, chacune doit pouvoir vivre dignement, à chaque étape de sa vie. Cela signifie permettre à nos aîné·es, aux personnes atteintes d’un handicap de rester chez elles le plus longtemps possible, dans de bonnes conditions, entourées et en sécurité.
C’est pourquoi nous voulons :
Nous renforcerons la coordination entre les structures d’aide à domicile afin d’améliorer la qualité de l’accompagnement.
Nous envisageons également :
- de nous appuyer sur la création d’un réseau local de solidarité de voisinage ;
- de faciliter l’adaptation des logements (accessibilité, sécurité) ;
- de mettre en place des permanences d’information sur les aides existantes.
Une attention particulière sera portée aux proches aidants :
- organisation de temps d’échanges et de répit ;
- partenariats avec des associations spécialisées ;
- information claire sur leurs droits et les dispositifs existants.
Se déplacer, c’est conserver son autonomie et son lien social.
Nous proposerons :
- des navettes solidaires avec un minibus communal pour le marché, les événements ou les rendez-vous médicaux ;
- des solutions adaptées pour les habitants des hameaux ;
- des actions de prévention et de formation à la conduite pour les conducteurs âgés qui souhaitent maintenir leur autonomie en toute sécurité.
Entre le domicile isolé et l’EHPAD, il existe des alternatives.
Nous faciliterons l’implantation de maisons partagées pour seniors, favorisant :
- la cohabitation choisie ;
- l’entraide au quotidien ;
- la convivialité et la sécurité.
Notre engagement :
permettre à chacun de bien vieillir à Lisle, dans la dignité, l’autonomie et le lien social.
4 – Logement, dépenses énergétiques et accès à l’eau
Accéder à un logement digne et maîtriser ses charges sont des conditions essentielles pour vivre sereinement.
La commune doit agir pour améliorer l’habitat, lutter contre la précarité et garantir l’accès aux ressources de base.
Nous inciterons à la rénovation énergétique du bâti existant afin :
- d’améliorer le confort des logements ;
- de réduire les factures d’énergie ;
- de favoriser la création ou la mobilisation de logements à vocation sociale ;
- de favoriser l’implantation de dispositifs d’hébergement temporaire à disposition des publics vulnérables (en particulier les femmes victime de violences).
Nous accompagnerons les propriétaires dans leurs démarches, en relayant les aides disponibles (ANAH, dispositifs intercommunaux, etc.).
Au sein de la communauté d’agglomération, nous défendrons le principe de la gratuité des premiers mètres cubes d’eau, afin de garantir l’accès aux besoins essentiels.
L’eau est un bien vital : chacun doit pouvoir couvrir ses besoins fondamentaux, tout en encourageant une gestion responsable de la ressource.
5 – École, enfance et parentalité
La commune de Lisle sur Tarn offre un cadre idéal pour un grand nombre de familles qui veulent voir leurs enfants grandir dans un cadre sécurisant et convivial proposé par une ville de cette dimension. C’est une des raisons majeures de l’installation de nombreux Lislois et Lisloises cette dernière décennie. Nous portons une grande attention à offrir aux enfants et aux parents une école, une cantine et des services périscolaires, permettant l’accueil et le travail de toute la communauté éducative dans de bonnes conditions.
Coordonner toutes les personnes qui travaillent avec les enfants à Lisle : Grâce à des commissions semestrielles, réunir diverses parties prenantes, y compris les écoles, la crèche, les clubs sportifs et les associations, pour discuter des améliorations nécessaires dans le cadre du projet éducatif communautaire.
Informer les familles : Organiser 2 fois par an des temps d’échanges avec les parents : pour les informer sur les dispositifs existants et pour faire remonter les difficultés qu’ils peuvent rencontrer.
Agglomération : Défendre la création d’une instance de concertation des parents d’élèves au niveau de l’agglomération.
Il est nécessaire d’avoir l’assurance que nos enfants soient bien nourris, qu’ils reçoivent une éducation aux goûts, et que cela soit associé à un plaisir de manger et non à un rituel obligatoire. Cela pour éviter tout gaspillage alimentaire, de voir des enfants ne pas manger à leur faim, mais aussi prévenir tout trouble alimentaire.
Nous tiendrons informée la communauté éducative de toutes les avancées au sujet de la cuisine centrale voulue par l’agglomération. Nous aurons de la vigilance sur ce projet qui doit améliorer les repas et nous n’hésiterons pas à étudier la possibilité de développer une cantine sur place si nous jugions que les conditions n’étaient pas réunies pour un service de qualité.
Pour soutenir chaque enfant, et chaque famille, il faut regarder ce qui cause des inégalités et des empêchements.
Aussi, nous travaillerons, en lien avec toute la communauté éducative sur les points suivants :
- Soutien à la vie scolaire : réfléchir à la mise à disposition de personnel municipal pour faciliter la transmission d’information, assurer de la médiation, travailler avec certains élèves qui auraient des difficultés et leurs familles.
- Accompagnement scolaire : impulser un dispositif d’aide aux devoirs sous forme associative.
- Prévention du harcèlement et lutte contre les discriminations : travailler avec les partenaires pour proposer des projets transversaux qui permettent de travailler les causes du harcèlement et des discriminations. Prendre au sérieux chaque situation et accompagner les victimes et les auteurs.
- Accompagner les familles et les établissements pour permettre de créer des projets d’accueils qui répondent aux besoins des enfants.
- Formation du personnel éducatif : en lien avec l’agglomération, soutenir le développement des formations pour les AESH (Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap), les ATSEM (Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles) et les personnels du périscolaire et les sensibiliser aux repérages des vulnérabilités en terme de santé mentale et de violences intra-familiales.
- Soutien aux familles monoparentales : travailler avec ces familles pour développer des dispositifs d’entraide et de soutien.
- Prévention des violences intrafamiliales : organiser la venue d’un médecin ou d’une infirmière scolaire chaque année pour avoir un premier retour sur la santé mentale et le contexte de vie des enfants pour pouvoir, le cas échéant, assurer leur protection.
- Nous avons signé ce manifeste : https://droits-des-enfants.org/#manifeste-complet
- Nous aurons une délégation aux Droits des enfants.
- Nous continuerons à animer le Conseil municipal des jeunes en l’élargissant par des commissions à d’autres tranches d’âge.
6 – Plan « Abords d’Écoles : Sécurité, Mobilité et Convivialité »
La sécurité de nos enfants est une priorité absolue. L’objectif est de transformer les abords des établissements scolaires en zones de confiance, favorisant les mobilités douces et le lien social.
Nous engagerons un plan d’amélioration des abords des écoles et des points de ramassage scolaire, comprenant :
- la création de pistes cyclables continues et sécurisées ;
- l’élargissement et la remise en état des trottoirs ;
- l’aménagement de traversées piétonnes protégées et bien signalées ;
- une meilleure organisation des flux aux heures d’entrée et de sortie ;
- L’installation de détecteurs de présence pour l’éclairage public après 22h pour concilier sentiment de sécurité et évitement de la pollution lumineuse.
L’espace public autour de l’école ne doit pas être seulement un lieu de passage, mais un lieu de vie partagé (parents, enfants, résidents de la maison de retraite, usagers de la salle Pierre Salvet) :
- Aménagement d’une « Zone de Rencontre » : Végétaliser l’espace entre l’école, la salle Pierre Salvet et la maison de retraite.
- Mobilier Urbain : Installer bancs et tables pour encourager la pause, l’échange et la convivialité aux beaux jours.
- Objectif : Transformer cet espace en un « salon de plein air » intergénérationnel.
7 – Tranquillité publique : Mettre en place une cellule de prévention et de médiation
La sûreté des biens et des personnes est une attente légitime. Nous voulons y répondre par une approche fondée sur la prévention, la présence humaine et le dialogue. Nous identifions 3 enjeux :
- Les personnes désœuvrées
- Les personnes isolées
- Les délits et les crimes
Pour chacun de ces enjeux, nous avons élaboré plusieurs propositions.
Nous proposons de :
- Soutenir la création d’un poste à Occi’jeunes dédié à l’accompagnement des 16 – 21 ans. Cela impliquera d’élargir les missions d’Occi-jeunes.
- Accompagner la MJC dans un projet de rénovation de ses locaux pour créer un espace dédié aux jeunes et penser ce projet avec les jeunes.
- Travailler avec les partenaires qui ont des outils pour accompagner les jeunes sur les questions de vie relationnelle, affective et sexuelle, de santé mentale et de prévention des conduites addictives.
- Favoriser des actions pour établir des liens avec les jeunes et les publics fragiles. Par exemple, organiser des chantiers internationaux en été avec la participation de jeunes de Lisle (comme la restauration de chapelles), ou mettre en place le dispositif de Bourse jeunes durant les vacances scolaires, permettant de financer le permis de conduire ou le BAFA en échange d’une implication dans des chantiers de rénovation communal.
- Instaurer une médiation active pour apaiser les tensions liées aux passage de véhicules bruyants.
Il est important de rappeler la compétence préventive de la mairie (article L.132-4 du code de la sécurité intérieure) et de distinguer les aspects punitifs, qui relèvent de la gendarmerie.
Pour cela, nous préconisons :
- La création d’un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD), qui deviendra obligatoire avec une population de plus de 5000 habitants.
- Ce conseil impliquerait des représentants de la gendarmerie, de la mairie, des bailleurs sociaux, de la justice, ainsi que des associations et des services sociaux.
- Les priorités sont de coordonner les acteurs locaux, favoriser le repérage des situations, renforcer l’aide aux victimes et prévenir les violences intrafamiliales.
- Ce Conseil pourra mettre en place des temps de sensibilisation auprès de la population générale, ou des personnes concernées.
- L’orientation du travail du policier municipal vers la prévention et la médiation pour :
- Assurer une présence visible et rassurante
- Collaborer avec les habitants et les commerçants
- Privilégier la prévention plutôt que la sanction lorsque cela est possible
Il est déterminant que personne ne soit laissé de côté. Pour cela, nous proposons :
- Rencontrer toutes les associations de voisinage et soutenir leurs actions permettant le bien vivre-ensemble.
- Identifier des personnes ressources qui peuvent faire du lien localement et qui veulent s’impliquer dans la lutte contre l’isolement.
- Avec l’aide du CCAS, mettre en place un réseau de solidarité de voisinage pour offrir un soutien aux personnes isolées ou fragiles.
- Organiser des rencontres par quartier / hameaux pour :
- Faire remonter les préoccupations
- Identifier les situations à risque
- Co-construire des solutions adaptées à chaque secteur
Notre engagement :
garantir la tranquillité publique à travers la présence, le dialogue, et la responsabilité partagée.
8 – Droits des femmes
Garantir aux Lisloises une liberté pleine et entière sur leur corps, dans leur travail, dans l’espace public c’est construire une société plus libre pour toutes et tous. C’est ce chantier ambitieux que nous nous engageons à mener en :
- Nous inscrivant dans le dispositif ERRE : Élus Ruraux Relais de l’Égalité, développé par l’Association des Maires Ruraux de France.
- Participant aux campagnes des partenaires impliqués sur la thématique de la lutte des droits des femmes (Fédération nationale Solidarité Femmes et CIDFF).
- Soutenant et accompagnant les associations locales qui luttent contre les violences faites aux femmes.
- Étant vigilant sur l’utilisation d’un budget sensible au genre : un budget qui est étudié et mis en place au travers du prisme de l’égalité homme/femme. Ce n’est pas une révolution comptable. C’est poser systématiquement 3 questions avant chaque dépense :
- Qui utilise ce service ? — femmes, hommes, les deux également ?
- Qui en bénéficie le plus ? — l’argent public va-t-il là où tout le monde en a besoin ?
- Qui a été consulté ? — les femmes ont-elles eu voix au chapitre dans la décision ?
- Mettant à disposition des protections périodiques dans les toilettes publiques
- Formant les citoyens volontaires et le personnel municipal aux violences intra-familiales.